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Voitures et villes connectées, quel avenir pour l’automobile en France ?

Voitures et villes connectées, quel avenir pour l’automobile en France ?

Publié le 25 juil., 2018

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Depuis quelques temps, les voitures autonomes semblent être l’avenir promis de l’automobile. Les voitures du futur, capsules échangeant en permanence avec les autres véhicules et l’environnement routier (les feux tricolores, les panneaux Stop ou Cédez le passage, la signalisation au sol, les limitations de vitesse), autogéreront en quelque sorte le trafic pour le rendre fluide et limiter les temps d’immobilisation.

Au cœur de cette révolution, un algorithme chargé d’absorber l’ensemble des informations en temps réel pour dénouer les engorgements avant même qu’ils ne se produisent, en ouvrant ou en fermant les entrées et intersections de voies. De tels algorithmes sont déjà testés dans certaines parties des États-Unis : les voitures connectées partagent leurs informations de position et de vitesse avec les feux tricolores afin que ceux-ci se synchronisent pour réduire les temps d’attente.

Un premier pas vers un monde de smartmobiles évoluant dans des smartvilles, entre les smarthumains guidés par leur smartphones ? Telles des fourmis qui communiquent en échangeant des phéromones sur les cheminements de la fourmilière, les voitures iraient du point A (la maison) au point C (le travail) via le point B (l’école) ?

Une condition essentielle pour qu’un tel système puisse fonctionner est la fiabilité des informations transmises à l’algorithme. La position « à l’arrêt » transmise par une voiture est-elle liée au trafic (en attente d’un feu vert) ou à un arrêt volontaire en double-file ? L’évaluation de la longueur de la file d’attente avant le feu sera ainsi plus ou moins juste – et la décision en découlant de gestion des feux plus ou moins pertinente. Sans compter que des pirates informatiques pourraient perturber le système en introduisant de fausses informations.

Au départ un concept d’apparence séduisante, la circulation autogérée à partir des flux de véhicules se heurte rapidement à la complexité des situations à prendre en compte et à la détermination des interactions futures entre différentes informations : comment par exemple les flux entrants observés en périphérie en début de matinée vont se répandre dans la ville ?

Embryon de cette circulation en autogestion, les itinéraires alternatifs proposés par les applications de guidage comme Waze qui détournent les véhicules sur des itinéraires aux capacités inadaptées, tendent à montrer que le contournement d’un bouchon revient à créer des bouchons secondaires qui altèrent la fluidité du trafic local (par exemple, en ramenant les voitures dans une zone résidentielle parce que la rocade de contournement est bloquée).

La circulation automobile n’est pas un flux homogène, mais plutôt un courant emportant à différentes vitesses des automobiles à l’agilité variée. Vouloir la réguler dans les dédales que sont les villes françaises relève probablement d’une chimère – à moins de faire disparaitre le conducteur et d’interdire tout changement de direction entre les points A et B une fois ceux-ci entrés dans le système ! Pas vraiment un rêve d’automobiliste ! Mais pour le moment, même si elles ne sont pas connectées, les voitures d’occasion à vendre sont encore adaptées à la circulation actuelle !

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